LES AUTRES NOUVEAUTÉS MULTIMÉDIA
BAISSE DES PLAINTES DES UTILISATEURS DE TÉLÉCOMMUNICATIONS
|61| Comme chaque année, l'Association française des utilisateurs de télécommunications (Afutt) fait le bilan des dysfonctionnements rapportés par les détenteurs de téléphones fixes, de mobiles et d‘abonnements internet. Dans son rapport, l'Afutt relève tout d'abord que le nombre de plaintes a baissé de 28 % par rapport à 2008. Une décrue qui confirme une tendance amorcée en 2007 et qui, dans un contexte de croissance du parc de mobiles (+ 6 % en 2009) et du nombre d'abonnés à internet (+ 11 %), traduit, selon l'association, une amélioration de la qualité des services fournis, une plus grande maîtrise des outils, mais aussi « une certaine lassitude des utilisateurs à manifester leur insatisfaction sans espoir d'amélioration ». En terme de répartition des plaintes, on observe que 53,4 % d'entre elles concernent internet, 33,8 % la téléphonie mobile et 12,8 % les fixes. Dans le Top 5 des motifs de litiges, on trouve, sur la plus haute marche du podium, la facturation (16,2 % des plaintes déposées), les interruptions de services (14,1 %), les conditions de résiliation (14 %), les techniques de recouvrement initiées par les opérateurs (8,8 %) et les conditions de livraison et d'installation (7,8 %).
Pour consulter le rapport de l'Afutt :
www.afutt.org/AFUTT/Media/documents_presse/AFUTT_Dossierpresse_2010_V1.0.pdf
LES NOUVEAUTÉS DE GOOGLE DOCUMENTS
|62| La suite bureautique en ligne de Google regroupant un traitement de texte, un tableur et un outil de présentation (type PowerPoint) vient de bénéficier d'une mise à jour notable. Totalement gratuite, cette application est offerte à tous les internautes disposant d'un compte ouvert chez Google. Très simple d'utilisation, ces trois logiciels peuvent traiter des fichiers dans les formats les plus courants (.doc, .docx, .pdf, .xls, .ppt...), et s'ils n'offrent pas toutes les possibilités des Word, Excel, PowerPoint et autres OpenOffice, ils permettent néanmoins de créer ou de modifier des documents à usage professionnel. Parmi les nouvelles fonctionnalités, on peut signaler la mise en place d'un système collaboratif « instantané ». Si, lors de son lancement, Google Documents permettait le partage d'un document, il offre désormais la possibilité à plusieurs personnes de le modifier en même temps. Cette fonction, disponible notamment sur le traitement de texte et le tableur, est complétée par une messagerie instantanée offrant aux différents contributeurs la possibilité de communiquer tout en créant le document. Outre ces nouvelles fonctionnalités collaboratives, on peut noter l'arrivée, dans la suite bureautique, d'un logiciel de dessin. À partir de ce dernier, on va pouvoir créer des graphiques (également en mode collaboratif), des organigrammes et tout autre type de dessins qui, une fois réalisés, pourront être intégrés au sein d'un texte, d'une page Web ou d'une page (slide) du logiciel de présentation. Enfin, des modifications fonctionnelles (mises en pages, déplacement et positionnement des textes, des images et des colonnes, copie des formules de calcul, exportation des documents...) améliorent notablement l'efficacité du traitement de texte et du tableur de la suite de Google. Pour que ces nouvelles fonctionnalités deviennent actives, il faut cocher l'option « Créez des documents texte à l'aide de la dernière version de l'éditeur de documents » du menu Paramètres/Paramètres de documents/Editing.
Pour se connecter à Google Documents : docs.google.com
LES PANNEAUX PUBLICITAIRES INTELLIGENTS ADOUBÉS PAR LA CNIL
Depuis bientôt deux ans fleurissent dans nos rues, dans les halls des aéroports et les couloirs du métro parisien, des panneaux publicitaires dotés d'une certaine interactivité. Concrètement, il s'agit d'écrans plats ayant pour objet non seulement de diffuser des images publicitaires fixes ou animées, mais aussi d'analyser le comportement des passants. Grâce à des caméras intégrées, ces placards d'un nouveau genre peuvent « savoir » combien de personnes les ont regardés, combien de temps, mais aussi, à l'aide d'un système d'analyse des visages, quelle partie du message publicitaire a le plus attiré leur attention. En outre, ces nouveaux panneaux sont capables d'identifier le sexe, voire l'humeur des passants, ou encore de leur adresser un message publicitaire personnel en utilisant le système Bluetooth de leur téléphone. Bref, d'une certaine façon, ces panneaux publicitaires sont aptes à nous « identifier » et ont donc fort logiquement attiré l'attention de la Commission nationale informatique et libertés. Dans un communiqué de presse du 19 avril dernier, la Cnil a ainsi précisé que les images prises par les caméras de ces dispositifs « ne sont ni enregistrées, ni transmises à des tiers, ni même visibles par les différents prestataires », et d'ajouter que les échanges de données réalisés avec les téléphones des passants « font l'objet d'un chiffrement irréversible, complexe, qui a été analysé par la Commission et garantit l'anonymat des personnes ». Ainsi, le risque de « traçage », et donc d'atteinte à la vie privée dénoncé par de nombreuses associations, est infondé dans l'état actuel de fonctionnement de ces dispositifs. En revanche, la Commission rappelle qu'une information claire signalant la présence de ces panneaux, leur « finalité » et l'identité de leur responsable « doit être affichée dans les lieux » où ils sont mis en place.
Le site de la Cnil : www.cnil.fr/